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Lise DELAMARE (1913 / 2003)Lise DELAMARE (1913 / 2006)Actrice française née Jolyse Effey Delamare, à Colombes le 9 avril 1913. Décédée à Suresnes le 25 juillet 2006. Fille du journaliste Georges Delamare, Jolyse Delamare obtint en 1933 le premier prix du Conservatoire et fit, le 1er janvier suivant, son entrée à la Comédie Française où son premier emploi sera celui de Célimène dans «Le Misanthrope». Elle aura la chance d'y être dirigée par les plus grands metteurs en scène, Charles Dullin Mise “à la retraite” en 1966, elle devint professeur au Conservatoire où elle formera une nouvelle génération d'acteurs comme Nicole Garcia A l'instar d'autres comédiennes du Français accaparées par le théâtre, Lise Delamare ne fera pas au cinéma la carrière que ses débuts prometteurs pouvaient laisser espérer. Dès 1934, Jacques Feyder la distribue en séductrice aux côtés de Françoise Rosay et d'Arletty dans «Pension Mimosas». 1937 la consacre grande vedette avec le principal rôle féminin de deux films importants auprès de Jouvet : «Forfaiture» de Marcel Lherbier nous semble aujourd'hui un mélo suranné mais la scène du tribunal où Lise dévoile son épaule nue marquée au fer rouge par le prince Lee Lang (Sessue Hayakawa Elle tourne une douzaine de films au début des années 40 et bien peu de personnages contemporains si l'on excepte l'institutrice de «Péchés de jeunesse» (1941) face à Harry Baur et la rivale de Danielle Darrieux dans «La fausse maîtresse» (1942) d'André Cayatte. Elle épouse à deux reprises Jean-Louis Barrault, d'abord en tant que Joséphine de Beauharnais dans «Le destin fabuleux de Désirée Clary» (1941) de Sacha Guitry, puis en vedette de l'Odéon dont Berlioz s'amourache dans «La symphonie fantastique» (1941) de Christian-Jaque. Robert Vernay lui confie des rôles plus remarquables. Dans la meilleure version du «Comte de Monte Cristo» (1942), elle joue Haydée, fille du Pacha de Janina, témoignant contre Fernand de Morcerf avant de prendre le large au bras d'Edmond Dantès (Pierre Richard-Willm) dans la dernière image du film. Grande dame blessée dans son orgueil, elle fait ses adieux au monde à la fin du «Père Goriot» (1944). «Le Capitan» (1945), d'après Michel Zévaco, nous la montre sous un jour plus effrayant : âme damnée de Concini (Aimé Clariond), la sinistre Leonora Galigai est un monstre de machiavélisme ; au milieu d'une distribution brillante (Pierre Renoir, Sophie Desmarets, Jean Tissier), Lise Delamare trouve son meilleur rôle avec celui de Marie-Antoinette (op cit.). En 1960, elle sera encore à l'affiche du remake réalisé par André Hunebelle avec Jean Marais et Bourvil, mais le rôle de Marie de Médicis est nettement moins intéressant. Après avoir personnifié Mme de Gondi dans «Monsieur Vincent», grand succès de 1947, le parcours cinématographique de Lise Delamare marque le pas : encore une dizaine d'apparitions jusqu'au début des années 60, et c'est presque tout. Retenons cependant l'année 1955 où elle travaille pour deux grands cinéastes : dans «Lola Montès» de Max Ophuls, elle est la mère entremetteuse de Martine Carol ; dans «Les grandes manœuvres» de René Clair, elle forme avec Jacqueline Maillan N'oublions pas la télévision où elle fut Tante Emma dans la saga des «Boussardel» (1972). De manière totalement inattendue, Lise retrouve la tête d'affiche en 1988 dans «Baxter» mais le vrai premier rôle est un chien meurtrier dont elle sera la première propriétaire… et victime ! Lise Delamare fut mariée à l'acteur Tony Taffin Sur les 34 films auxquels elle a participé, nous l'avons repérée pour vous dans : (Filmographie sélective) Ed.6.1.1 : 19-5-2012 | ||