Dolores Del RIO (1905 / 1983)

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Dolores Del Rio (née à Durango, Mexique) débute à l'écran à Hollywood en tenant un second rôle dans «Joanna» (1925).
  L'année suivante, «What Price Glory» en fait une star.

Elle est par la suite l'interprète de, entre autres, «Resurrection» (1927), «The Loves of Carmen» (1927), «The Trail of '98» (1928), «Ramona» (1928), «The Red Dance» (1928), «Evangeline» (1929), …

Après l'avènement du parlant, elle conserve son rang de vedette mais on fait désormais moins appel à ses ressources d'actrice et on lui offre principalement des rôles exotiques et/ou décoratifs.
  On peut alors la voir dans, notamment, «The Bad One» (1930), «Bird of Paradise» (1932), «Flying Down to Rio» (1933), «Madame Du Barry» (1934), «In Caliente» (1935), «I Live for Love» (1935), …

Dès la seconde moitié des années 30, son étoile pâlit peu à peu et des films comme «Accused» (1936), réalisé en Angleterre, «Lancer Spy» (1937) ou encore «The Man from Dakota» (1940) ne donnent pas un second souffle à sa carrière.
Après le tournage de «Journey Into Fear» (1943), qui lui donne comme partenaire Orson Welles, avec qui elle est alors intimement liée, elle retourne dans son pays natal.

Dolores Del Rio

Elle revient alors à l'avant-plan et devient immédiatement une des reines du cinéma mexicain, qui lui réserve une place de choix en son sein.
  Elle est alors la vedette de, entre autres, «Flor Silvestre» (1943), «Maria Candelaria» (1943), «Las abandonadas» (1944), «La otra» (1946), «La malquerida» (1949), «Dona Perfecta» (1950), «El nino e la niebla» (1953), «A donde van nuestros hijos» (1956), «La Cucaracha» (1958), «El pecado de una madre» (1960), «Casa de mujeres» (1966),…

Elle tourne aussi «Historia de una mala mujer» (1948) en Argentine et «Senora ama» (1954) et «La dama dell'alba» (1965) en Espagne.

Elle renoue en outre avec le cinéma nord-américain en figurant dans deux films de John Ford, «The Fugitive» (1947) et «Cheyenne Autumn» (1964) et en incarnant la mère d'Elvis Presley dans «Flaming Star» (1960).

Après la co-production italo-française «C'era una volta» (1967), elle n'apparaît plus que dans un seul film, «The Children of Sanchez» (1978), co-production américano-mexicaine.

Marlène Pilaete