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Tableau N°7: Le petit Monde de Marcel Pagnol (I)

Marcel MAUPI (1881 / 1949)

Prenom_Nom

Le chauffeur du ferry-boîte …

Marcel Louis Alexandre Barberin, qui devait devenir Maupi, est né le 6 novembre 1881, à Marseille. Il est le fils de Raymond Fortuné Barberin et de Marie Anaïs Désiré Anoï.

Il est à noter que l’on peut trouver toutes les fantaisies dans l’état-civil de Maupi. Merci à Yvan Foucart pour les informations très exactes qu’il m’a communiquées, émanant de documents officiels d’état civil.

Maupi? C’est un tout petit bonhomme d’un mètre cinquante. Maigrelet, le visage plissé, l’expression chafouine, mais malin à souhait, il a une «tchache» pas possible! un assent qui sent bon le mistral et la Canebière.

Les débuts

Pendant la Première Guerre Mondiale, Marcel Maupi, comme nombre de ses contemporains, sert sous son pays avec dévouement, nous offrant l'occasion de vous présenter ce magnique document.

Démobilisé, il s’essaie un peu à Marseille et à Toulon, de ci, de là, fait la connaissance de Raimu à l’Alcazar, ainsi que d’Edouard Delmont et d’Alida Rouffe et obtient un succès appréciable dans la région.

Raimu, justement, est déjà à Paris, mais il supplie Marcel de venir le rejoindre. Il s’ennuie et son copain lui manque.

Maupi débute au Concert Mayol. C’est là sans doute qu’il retrouve Jules, son cadet de deux ans. Puis on le voit à la Porte Saint-Martin, au Théâtre Moncey et aux Bouffes du nord. Sa façon de faire jouer tous les muscles de sa petite bille de clown, son talent naturel, son aisance lui permettent de se glisser dans toutes sortes d’ emploi, aussi bien un commis-épicier, un matelot, un paysan, un cuisinier chinois qu’un milliardaire …

Le joli-cœur et le poisson pilote …

Marcel se marie une première fois avec Marie Fouard. Mais il divorce pour épouser en secondes noces Berthe Albertine Simon, une gentille et rondelette petite parisienne avec qui il sera, ma foi, heureux. Cela ne l’empêchera pas de donner de fréquents coups de canifs dans le contrat ! En effet, Maupi est un joli-cœur qui papillonne très facilement. Il aura beaucoup de succès auprès des dames malgré son physique malingre !

Ce succès intriguera Raimu qui se l’expliquera ainsi: «Maupi? Il est petit …peuchère!» et d’ajouter en forme de confidences coquines que la nature a compensé cette petite taille en le dotant avantageusement dans son anatomie intime. Le petit bonhomme Maupi le laisse dire… parfois vexé mais aussi indulgent et philosophe! Ils se connaissent tellement bien! (Anecdote rapportée par Paulette Brun, «Raimu, mon père»)

Certains auront dit que Maupi était le souffre-douleur de Raimu. C’est sans doute un peu vrai … Ecoutons Raymond Castans expliquer cela avec humour: "Maupi pour Raimu c’était son poisson-pilote, son porte-valise, son commissionnaire, son souffre-douleur, son partenaire à l’écarté et son ambassadeur extraordinaire pour régler les embrouilles avec Marcel Pagnol". Car Maupi sera l’un des piliers de l’équipe Pagnol, et restera très lié à l’écrivain et à sa famille.

Mais ce sera surtout une réelle, très belle et longue amitié de plus de 40 ans qui les unira jusqu’à la mort du grand Jules en 1946. Maupi gardera une photo datant de 1929, photo que Jules lui avait donnée et dédicacée : "A mon camarade, le Grand Maupi" !

Le petit homme fera vraiment partie de la famille de Raimu. Il aura été le témoin à son mariage avec Esther -qu’il appelait “Sther”- en 1936.

On sait maintenant que Raimu ne savait pas dire des mots affectueux tellement il était pudique. Son sentiment profond, il fallait le deviner et son affection pour Maupi se résume à travers la réplique qu’il prononce dans «César», chef d’œuvre de mauvaise foi : "Moi coléreux ? Alors que je supporte ce macaque (Maupi) qui ne paie jamais ses consommations et qui de plus ne boit jamais rien …".

Sans Raimu et bien sûr Pagnol, Maupi serait peut-être resté ce petit clown de caf’conc’ qu’il était à ses débuts. Raimu avait besoin de l’avoir près de lui La présence du “petit” rassurait “le grand” . Les producteurs l’avaient bien compris et quand ils voulaient Raimu sur leur film, ils glissaient: "Nous avons prévu pour Monsieur Maupi le rôle du client ou du concierge ou encore du facteur…» Et Raimu de feindre: «Il faut lui en parler.Je crains qu’il ne soit pas libre à ce moment-là". Mais Maupi était toujours libre. Ils tourneront 20 films ensemble! Dans toutes les biographies de Raimu (celles de Maupi sont pratiquement inexistantes …) on trouve les qualificatifs “l’inséparable Maupi”, “l’inévitable Maupi” , “l’incontournable Maupi”, “l’indispensable Maupi” ….

Il a existé, c’est vrai, dans l’ombre de Raimu. Cependant, il y a gagné lui aussi, sur le plan de sa carrière bien-sûr et il aura profité de l’aura qu’avait son illustre et bruyant ami. Ils aimaient se promener tous les deux sur les grandes avenues parisiennes, Raimu, habillé comme un gentlemen avec son ami à ses côtés, la petite taille de ce dernier mettant en valeur la haute carrure de son compagnon. "L’ogre et le petit Poucet" dira Daniel Lacotte dans sa biographie de Raimu !

Bien évidemment les passants les reconnaissaient et comme il s’agissait de personnages extrêmement populaires, tous les deux recevaient ensemble les marques de sympathie spontanées de leur public. Maupi fréquentait ainsi, le Tout-Paris, les belles dames, les beaux restaurants … Bref, il était une vedette à part entière .

Jean Richard raconte dans son livre «Ma vie sans filet» qu’un jour Carlo Rim, avisant les deux compères attablés à la terrasse du Fouquet’s "leur bureau à tous les deux" , enrôle une bande de gamins qui se précipitent pour demander des dédicaces à … Maupi ! Raimu regardant cette bande de loupiots qui l’ignoraient totalement, lui! Ce fut un régal de voir les expressions de ce grand bourru face au sourire ravi du petit Maupi!

Son expression favorite? "C’est un scandale !". Le mot revenait très souvent dans sa conversation. Les impôts, un rôle qui ne venait pas, un différend avec les uns ou les autres, un ami cocu, tout était scandale, en martelant bien le mot.

Le grand chagrin de Maupi …

Lors de l’accident de voiture qui devait être fatal à Raimu, ce dernier sera hospitalisé à la clinique Lyautey à Paris. Maupi restera près de son ami, ne décolérant pas envers Paul-Edmond Decharme, le pilote de l’auto, "car il était ‘costumier’ du fait !!!".

 Malgré des signes d’amélioration, Raimu, on le sait, ne se remettra pas de cet accident et décèdera à l’hôpital américain de Neuilly sur la table d’opération. Maupi est à ce moment-là à Cassis chez des amis. On lui annonce tout doucement la nouvelle ... "Alors son petit visage ridé se plisse encore davantage et il dit, la voix nouée:
Pauvre Jules! Il est heureux maintenant, Là-haut, il a retrouvé les autres et ils doivent faire une belote tous ensemble … Tiens, quand ce sera mon tour, je suis sûr qu’en me voyant, Jules se fâchera et fera sa grosse voix: Alors, c’est maintenant que tu arrives ? …"
(Daniel Lacotte, op.cit).

On le verra aller très souvent et de façon régulière au cimetière des Batignolles dans la banlieue parisienne , première sépulture (avant celle de Toulon) de son grand ami, non loin de celle de Fernand Charpin. Il continuera à parler à ses deux complices en faisant des grands gestes et en ayant l’air d’entendre leur réponse.

Adieu Marcel …

Il partira pour le voyage mystérieux deux ans plus tard, le 4 janvier 1949 dans sa villa "Clair Matin" du chemin des Autrichiens à Antibes. Marcel Pagnol en aura beaucoup de chagrin: "Et voilà que Maupi, à son tour, se met à mourir …de quoi je me mêle …" (Pagnol rapporté par Raymond Castans).

Il est inhumé au vieux cimetière de Bagnolet.

La carrière …

79 ! C’est le nombre de films dans lesquels apparaît Maupi. Mais parfois ce ne sont que de courtes apparitions … Cependant , impossible de le rater !

Une remarque amusante: les noms que porte Maupi dans ses différents rôles : Il est Frisemotte dans «Parade en 7 nuits», Tirebouchon dans «Gaspard de Besse», le Grand Salé dans «Le secret d’une nuit», et Sosthène dans «La vie est un rêve». Dans «Fanny» et »César», il est officiellement Innocent Mangiapane, mais César l’appelle "le petit macaque", "la petite crapule" ou "Frise Poulet". Pour Panisse en colère, il est «Mange-punaise» et pour Monsieur Brun, "phénomène"…

Passons en revue ses plus grands rôles …

  • La trilogie: Nous devons tout de suite rectifier une idée reçue. Contrairement à tout ce qui est écrit dans toutes les biographies et les filmographies, Maupi n’apparaît pas dans «Marius», dont il avait pourtant été de la distribution lors des représentations théâtrales. Le rôle du chauffeur du ferry-boîte est tenu par Vincent Di Giovanni (merci à Daniel Liron).

    Par contre, c’est bien lui, Innocent Mangiapane, chauffeur d’Escartefigue dans les deux autres volets, «Fanny» et «César».
    Maupi-chauffeur: "Je vous le jure Madame Fanny sur la tête de mes parents"
    Fanny: "Tu n’as pas honte, dis, de jurer des mensonges sur leur tête ?"
    Maupi: "Heu … peuchère ! Ils sont morts tous les deux, que voulez-vous qu’il leur arrive de pire ?" («César», 1936)

  • Le Schpountz (1937): Raimu n’est pas de l’aventure mais Maupi le représente. Il y joue le rôle d’un serveur qui assure ressembler à … Raimu! Un Schpountz, quoi!
  • La femme du boulanger (1938): Pagnol a le projet de faire un court métrage à partir d’une histoire de Giono. Celui-ci décrit le personnage principal comme petit, grêle, roux, portant des maillots de marin rayés bleus et blancs …
    "Ca c’est un rôle pour Maupi" se dit aussitôt Pagnol. Le petit homme lui rétorque: "Fais un petit film avec un grand rôle pour moi".
    C’est dans un hôtel de Villars de Lans, en septembre que Marcel commence à rédiger le scénario et déjà il s’échappe du côté vaudeville du boulanger cocu, pour sublimer son récit avec le symbole du pain … Il écrit, il écrit et le court-métrage devient inévitablement un film entier … Du coup Maupi n’a pas les épaules assez larges pour endosser le rôle prévu pour lui. Il le reconnaît lui-même … Lucide et généreu, Maupi !
    On pense à Rellys qui connaît le métier mais déjà un nom est dans tous les esprits et Maupi de traduire la pensée de chacun: "Il n’y en a qu’un pour jouer ton boulanger c’est Jules".
    Mais Raimu et Pagnol sont justement fâchés à ce moment-là: "Vous n’imaginez tout de même pas que Monsieur Raimu va interpréter un rôle écrit pour Monsieur Maupi" vocifère le grand Jules 
    Pagnol tranche: ce sera Henri Poupon … Finalement Raimu incarnera le mari de Ginette Leclerc dans ce film qu’Orson Welles désignera comme un des plus grands films de tous les temps. Maupi, lui, sera Barnabé qui se dispute avec Blavette à propos de l’ombre des arbres qui mangent les épinards géants …
  • «La fille du puisatier» (1940): Maupi y retrouve Raimu et Charpin dont il est le commis au bazar Mazel. Pagnol, qui lui taillait des rôles sur mesure savait utiliser à merveille sa gestuelle méridionale et l’on se rappelle quand il explique que sa patronne "pleure des larmes qui sautent" !

Mais Maupi tournera aussi pour d’autres réalisateurs et il donnera la réplique à son ami Fernandel à plusieurs reprises. Comme dans «Le Cavalier Lafleur» (1934), ou dans «L ’aventure de Cabassou» de Gilles Grangier, 11 ans plus tard.

Notons l’une de ses dernières apparitions, son rôle de pharmacien dans le film célèbre qui retrace l’expérience de Freinet dans «L’école buissonnière» de Jean Paul le Chanois en 1948.

Mais Marcel Maupi ne se cantonna pas au cinéma et participa à nombre de revues ou opérettes, dans une carrière sur scène qui reste à définir clairement. Mr. Dominique‑Henri Simon (petit-neveu de Berthe Simon, la seconde épouse du comédien), a ainsi retrouvé sa trace dans «Mirages de Paris», «Plaisirs de Paris», «Miss Cow Boy», «la Fille du tambour-major» … Où? Quand ? Si vous pouvez-nous aider, n'hésitez pas à nous contacter.

Remerciements …

Nous adressons nos vifs remerciements à Dominique‑Henri Simon qui nous a fourni quelques magnifiques photographies pour mieux illustrer ce dossier : Maupi à l'armée, au concert Mayol, jouant à la pétanque, sur scène, portrait de Berthe Simon, Raimu et Maupi au Castelet …

© Donatienne, avril 2007
FILMOGRAPHIE ILLUSTREE

(Cliquez sur les millésimes encadrés pour voir les illustrations)

1927  1934  1937  1940  1945

1927 - MON PARIS, de Albert GUYOT.
1930 - MAISON DE DANSES, de Maurice TOURNEUR.
1931 - MAM'ZELLE NITOUCHE, de Marc ALLEGRET.
1932 - FANNY, de Marc ALLEGRET.
1932 - PLAISIRS DE PARIS, de Edmond T.GREVILLE.
1932 - LE PICADOR, de JAQUELUX.
1932 - LA DAME DE CHEZ MAXIM's, de Alexandre KORDA.
1932 - LA MERVEILLEUSE JOURNEE, de Yves MIRANDE, Robert WYLER.
1932 - GROSSTADTNACHT/MIRAGES DE PARIS, de Fedor OZEP.
1932 - ROGER LA HONTE, de Gaston ROUDES.
1933 - D'AMOUR ET D'EAU FRAICHE/LA FACON DE SE DONNER/PASSAGE CLOUTE, de Félix GANDERA.
1933 - LE MAÎTRE DE FORGES, de Fernand RIVERS.
1933 - LE SEXE FAIBLE, de Robert SIODMAK.
1933 - MAUVAISE GRAINE, de Billy WILDER.
1934 - TARTARIN DE TARASCON, de Raymond BERNARD.
1934 - TOBOGGAN, de Henri DECOIN.
1934 - LE CAVALIER LAFLEUR, de Pierre-Jean DUCIS.
1934 - LE SECRET D'UNE NUIT, de Félix GANDERA.
1934 - LE CHERI DE SA CONCIERGE, de GUARINO-GLAVANY.
1934 - DACTYLO SE MARIE, de René PUJOL, Joe MAY.
1934 - MINUIT PLACE PIGALLE, de Roger RICHEBE.
1935 - COUP DE VENT, de Jean DREVILLE.
1935 - GASPARD DE BESSE, de André HUGON.
1935 - FERDINAND LE NOCEUR, de René STI.
1936 - LA BELLE EQUIPE, de Julien DUVIVIER.
1936 - LA COURSE A LA VERTU, de Maurice GLEIZE.
1936 - LES JUMEAUX DE BRIGHTON, de Claude HEYMANN.
1936 - VOUS N'AVEZ RIEN A DECLARER?, de Léo JOANNON.
1936 - L'ANGE DU FOYER, de Léon MATHOT.
1936 - LE MIOCHE, de Léonide MOGUY.
1936 - CESAR, de Marcel PAGNOL.
1937 - A VENISE, UNE NUIT, de CHRISTIAN-JAQUE.
1937 - LES PIRATES DU RAIL, de CHRISTIAN-JAQUE.
1937 - BALTHAZAR, de Pierre COLOMBIER.
1937 - LES ROIS DU SPORT, de Pierre COLOMBIER.
1937 - LE SCHPOUNTZ, de Marcel PAGNOL.
1937 - SCANDALE AUX GALERIES, de René STI.
1938 - LES NOUVEAUX RICHES, de André BERTHOMIEU.
1938 - NOIX DE COCO, de Jean BOYER.
1938 - LE DOMPTEUR, de Pierre COLOMBIER.
1938 - L'ETRANGE MONSIEUR VICTOR, de Jean GREMILLON.
1938 - LA FEMME DU BOULANGER, de Marcel PAGNOL.
1939 - ANGELICA, de Jean CHOUX.
1939 - CAMPEMENT 13, de Jacques CONSTANT.
1939 - LE PRESIDENT HAUDECOEUR, de Jean DREVILLE.
1939 - DERNIERE JEUNESSE, de Jeff MUSSO.
1939 - BERLINGOT ET CIE, de Fernand RIVERS.
1940 - PARADE EN SEPT NUITS, de Marc ALLEGRET.
1940 - UNTEL PERE ET FILS, de Julien DUVIVIER.Sorti en 1945.
1940 - CEUX DU CIEL, de Yvan NOE.
1940 - LA FILLE DU PUISATIER, de Marcel PAGNOL.
1940 - LE ROI DES GALEJEURS, de Fernand RIVERS.
1941 - PREMIER BAL, de CHRISTIAN-JAQUE.
1941 - PREMIER RENDEZ-VOUS, de Henri DECOIN.
1941 - CAPRICES, de Léo JOANNON.
1941 - LE DERNIER DES SIX, de Georges LACOMBE.
1941 - PECHES DE JEUNESSE, de Maurice TOURNEUR.
1941 - CROISIERES SIDERALES, de André ZWOBODA.
1942 - L'ARLESIENNE, de Marc ALLEGRET.
1942 - LA CHEVRE D'OR, de René BARBERIS.
1942 - LA FAUSSE MAITRESSE, de André CAYATTE.
1942 - LE BIENFAITEUR, de Henri DECOIN.
1942 - MALARIA, de Jean GOURGUET.Sorti en 1943.
1943 - VOYAGE SANS ESPOIR, de CHRISTIAN-JAQUE.
1944 - LA FIANCEE DES TENEBRES, de Serge de POLIGNY.
1945 - LE ROI DES RESQUILLEURS, de Jean DEVAIVRE.
1945 - L'AVENTURE DE CABASSOU, de Gilles GRANGIER.
1945 - LES GUEUX AU PARADIS, de René Le HENAFF.
1945 - AU PETIT BONHEUR, de Marcel L'HERBIER.Sorti en 1946.
1945 - LE GARDIAN, de Jean de MARGUENAT.Sorti en 1946.
1945 - UNE FEMME COUPEE EN MORCEAUX, de Yvan NOE.Sorti en 1946.
1946 - FAUSSE IDENTITE, de André CHOTIN.
1946 - LE VOLEUR SE PORTE BIEN, de Jean LOUBIGNAC.
1946 - LE MARIAGE DE RAMUNTCHO, de Max de VAUCORBEIL.
1946 - PARADE DU RIRE, de Roger VERDIER.
1947 - COLOMBA, de Emile COUZINET.
1947 - UNE NUIT A TABARIN, de Karl LAMAC.
1948 - L'ECOLE BUISSONNIERE, de Jean-Paul Le CHANOIS.
1948 - LE SIGNAL ROUGE, de Ernest NEUBACH.
1948 - DEUX AMOURS, de Richard POTTIER.
1948 - LA VIE EST UN REVE, de Jacques SEVERAC.

(Images rassemblées par Donatienne et Christian Grenier)

(Ed.5.2.1 : 11-3-2010)